Présidentielle 2027 · Premier débat · Medef / LCI · Roland-Garros · 27 août 2026

Le débat Medef au scanner

Sept candidats, 3h07 d'antenne, cinq questions d'entrepreneurs. Analyse fondée sur une transcription intégrale attribuée par empreinte vocale : 80 affirmations contrôlées contre sources primaires, statistiques de parole, focalisation thématique et grille Larroumec. Chaque chiffre de cette page est relié au propos qui le fonde : survolez un horodatage ou une barre pour lire la citation exacte, cliquez pour rejoindre la liste des verbatims cités. L'intégralité du débat est disponible sur le replay officiel LCI (YouTube).

Candidats : Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Marine Tondelier. Modération : Amélie Carrouër (LCI). Ouverture : Patrick Martin, président du Medef. Questions d'entrepreneurs : Éric Malenfer (dette et retraites), Julie Neuville (réindustrialisation), Vincent Furlan (coût du travail), Colombe Lecoufle (normes), Joris Brajon (fiscalité).

L'essentiel

6
Six occurrences en trois heures. Sur les 28 178 mots prononcés par les sept candidats, les mots « démographie », « natalité », « dénatalité » ou « naissance » apparaissent six fois, dont deux chez Bruno Retailleau, seul candidat à proposer un dispositif nataliste (2:22:46). Le déterminant premier de l'équation des retraites et de la croissance à horizon 2050 est resté hors du premier débat économique de la campagne.
5 / 7

candidats esquivent la seule question datée de la soirée (« à partir de quand cesse-t-on d'emprunter pour le fonctionnement ? »). Un seul répond avec des dates : Attal (2032, 2037). La trajectoire budgétaire est le vrai tabou du plateau.

8,5 − 5,4

l'écart de l'indice de précision factuelle sur 10, de Philippe (8,5) à Mélenchon (5,4). Cinq candidats se tiennent entre 7,2 et 8,1 : le plateau est plus exact qu'attendu, sauf un décrochage.

19

citations nominatives reçues par Marine Le Pen, cible numéro un du plateau. Les stratégies d'attaque dessinent les seconds tours espérés de chacun (voir la matrice).

16 − 16

Retailleau et Attal à égalité en tête de la grille Larroumec (huit axes, de la production à la trajectoire budgétaire), avec deux profils complémentaires : verticales de fond contre machine administrative et trajectoire.

Les vraies questions : qui parle de quoi

Mesure lexicale sur le transcript : occurrences des vocabulaires thématiques pour 1 000 mots prononcés par chaque candidat (lexiques détaillés dans la méthode). Les six graphiques partagent la même échelle : les longueurs sont comparables d'un thème à l'autre. Survolez une cellule ou une barre pour le détail.

Démographie et natalité

Le sujet fantôme du débat.

Retailleau0,6 Philippe0,5
Le Pen0,3
Attal0,2
Glucksmann0,0
Mélenchon0,0
Tondelier0,0

Réindustrialisation

Glucksmann en fait son terrain principal.

Technologie et intelligence artificielle

Attal en tête, Philippe et Tondelier quasi muets.

Énergie

Le thème le plus disputé en volume ; Retailleau en fait un pilier.

Retraites

Retailleau est le seul à en faire un axe central.

Dette et finances publiques

Présent partout, chiffré presque nulle part.

Profil thématique complet

Occurrences pour 1 000 motsRetailleauGlucksmannPhilippeLe PenMélenchonAttalTondelier
Démographie et natalité0,60,00,50,30,00,20,0
Réindustrialisation0,65,60,92,83,31,92,1
Retraites7,81,41,22,23,02,30,6
Dette et finances publiques3,74,82,84,24,72,10,4
Énergie13,53,94,99,54,04,78,7
Technologie et intelligence artificielle1,11,70,21,12,33,30,2
Immigration0,01,40,00,30,00,20,4
Climat et écologie0,64,80,90,61,20,78,7
Europe2,68,75,62,84,40,21,5
Salaires et coût du travail5,20,84,05,04,23,02,8
Fiscalité8,33,63,08,43,54,92,8
Normes et simplification7,84,23,76,41,46,51,9
Logement0,90,60,50,01,94,40,6

Lecture : l'intensité de bleu est proportionnelle au poids du thème chez le candidat, ligne par ligne. Les compteurs lexicaux mesurent la focalisation, pas la qualité : ils comptent ce dont on parle, pas ce qu'on en dit. La grille Larroumec, ci-dessous, juge précisément l'autre dimension.

La grille Larroumec

La grille Larroumec évalue un discours économique sur huit axes : production, démographie, technologie, énergie abondante, capacité d'État (permis, délais, normes), logement, trajectoire budgétaire et croissance-productivité. Elle ne mesure pas le volume de parole : elle juge le contenu, au seul verbatim du débat, et chaque pastille renvoie au passage exact qui fonde la note.

Barème par axe : 0 sujet absent · 1 sujet mentionné · 2 propositions structurées · 3 dispositif précis et articulé · −1 position défendue contraire à l'axe.

CandidatProductionDémographieTechnologieÉnergieCapacité d'ÉtatLogementTrajectoire budgétaireCroissanceScore
Bruno Retailleau16/24
Gabriel Attal16/24
Marine Le Pen9/24
Édouard Philippe10/24
Raphaël Glucksmann8/24
Marine Tondelier4/24
Jean-Luc Mélenchon−1−1−12/24

Lecture : une égalité en tête, deux moitiés de grille.

Statistiques de parole

CandidatTemps de paroleMotsMots/minuteTours de paroleDurée moyenne d'un tourInterruptions commisesInterruptions subies
Jean-Luc Mélenchon23,3 min4 2981842167 s210
Édouard Philippe21,2 min4 2752012165 s28
Marine Le Pen21,0 min3 5731702259 s211
Marine Tondelier20,8 min4 6962263934 s821
Raphaël Glucksmann20,4 min3 5761761587 s07
Gabriel Attal20,3 min4 2762103835 s920
Bruno Retailleau19,8 min3 4791761585 s23

Les temps de parole sont remarquablement égalisés (écart maximal : 3,5 minutes). Deux styles se dégagent : le monologue long (Glucksmann et Retailleau, 15 tours de 85 secondes en moyenne, presque aucune interruption commise) et l'escarmouche (Attal et Tondelier, 38 tours courts, auteurs de 17 des 25 interruptions détectées et cibles de 41 d'entre elles, l'essentiel dans leurs face-à-face sur le fonds vert et le leasing social).

Temps de parole

En minutes.

Mélenchon23,3
Philippe21,2
Le Pen21,0
Tondelier20,8
Glucksmann20,4
Attal20,3
Retailleau19,8

Densité de chiffres

Nombres avec unité (milliards, %, points, ans) pour 10 minutes de parole.

Retailleau17,7
Le Pen14,8
Tondelier14,4
Attal10,3
Mélenchon9,4
Glucksmann8,3
Philippe5,7

Interruptions subies

Retailleau parle presque sans être coupé ; Tondelier et Attal se battent pour finir leurs phrases.

Tondelier21
Attal20
Le Pen11
Mélenchon10
Philippe8
Glucksmann7
Retailleau3

Qui attaque qui : les citations nominatives

Cite nommément…RetailleauGlucksmannPhilippeLe PenMélenchonAttalTondelierTotal émis
Retailleau0011024
Glucksmann22601011
Philippe00570012
Le Pen1020104
Mélenchon2012005
Attal04035517
Tondelier1022027
Total reçu647191347

La matrice dessine les seconds tours que chacun prépare :

Attal · attaque sur sa gauche
17 émises → Mélenchon 5 · Tondelier 5 · Glucksmann 4 · Le Pen 3

14 citations sur 17 visent le centre gauche et la gauche : consolidation du bloc central par asphyxie de la concurrence directe.

Philippe · vise le second tour
12 émises → Mélenchon 7 · Le Pen 5 · autres 0

Il ne frappe que les deux adversaires qui le séparent du second tour, et ignore tout le reste du plateau.

Glucksmann · rempart contre l'extrême droite
11 émises → Le Pen 6 · Retailleau 2 · Philippe 2 · Attal 1

Plus de la moitié de ses attaques pour Le Pen, à coût nul : personne ne le contre-attaque (4 reçues).

Mélenchon · l'épargne mutuelle
5 émises → Retailleau 2 · Le Pen 2 · Philippe 1

Le fait le plus contre-intuitif : presque aucune attaque en 23 minutes, et ses 2 mentions de Le Pen sont des objections techniques, jamais frontales. Un second tour face à elle serait sa meilleure hypothèse ; son débat la laisse intacte.

Le Pen · encaisse sans escalade
4 émises · 19 reçues (record)

En tête des intentions de vote, elle joue la présidentiabilité : cible numéro un du plateau, elle ne répond presque jamais nominativement.

Retailleau et Attal · le duel évité
Retailleau → Attal : 0 · Attal → Retailleau : 0

Les deux têtes de la grille Larroumec ne se sont jamais affrontées de la soirée ; chacun laisse l'autre hors de son récit.

Cinq questions d'entrepreneurs : qui répond vraiment

Chaque réponse est classée Directe (1 point), Partielle (0,5) ou Esquive (0). Survolez une pastille pour le contenu de la réponse.

QuestionRetailleauGlucksmannPhilippeLe PenMélenchonAttalTondelier
Q1a. Une date à partir de laquelle on n'emprunte plus pour le fonctionnement ? Partielle Esquive Esquive Esquive Esquive Directe Esquive
Q1b. Rétablir le calendrier de la réforme des retraites de 2023 ? Partielle Directe Partielle Partielle Directe Directe Directe
Q2. Réduire les délais d'implantation industrielle ? Directe Partielle Partielle Directe Esquive Directe Partielle
Q3. Quelle baisse de charges garantie sur un salaire de 2 900 euros nets ? Directe Partielle Partielle Directe Esquive Partielle Esquive
Q4. Simplifier le bulletin de paie et l'inflation normative ? Directe Partielle Partielle Directe Esquive Directe Partielle
Q5. Garantir un niveau de fiscalité raisonnable et stable ? Directe Partielle Directe Directe Partielle Directe Partielle
Score pondéré sur 65334,51,55,52,5

Classement : qui répond vraiment

Score pondéré sur 6 points possibles (Directe 1, Partielle 0,5, Esquive 0).

Attal5,5
Retailleau5,0
Le Pen4,5
Philippe3,0
Glucksmann3,0
Tondelier2,5
Mélenchon1,5
  • Q1a, la plus esquivée. Cinq candidats sur sept refusent de dater la fin de l'emprunt de fonctionnement ; seule réponse complète : Attal. Devant le public le plus budgétaire de la campagne, la trajectoire des finances publiques, dont les retraites sont le premier déterminant, reste le tabou partagé du plateau.
  • Mélenchon ferme le classement (1,5 sur 6). Il conteste la prémisse de quatre questions sur six et le revendique (« vous allez me laisser choisir mon thème », 1:11:52). Face à une salle d'entrepreneurs, terrain le plus éloigné de son électorat, il choisit de débattre du cadre plutôt que de répondre dans le cadre.

Fact-checking : 80 affirmations contrôlées

Vérifications conduites le soir du débat contre sources primaires : INSEE, COR, Eurostat, Sénat, Cour des comptes, RTE, baromètre EY, Allianz Trade, France Stratégie, IPP. Survolez un horodatage pour lire le verbatim exact ; cliquez pour rejoindre la citation dans la liste des verbatims cités.

Bruno Retailleau 5 vrai · 2 plutôt vrai · 1 imprécis ou exagéré · 1 faux · 2 non vérifié
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:08:44L'État « dévore plus de 57 % » de la richesse produiteVraiDépenses publiques : 57,0 % du PIB en 2024, 57,3 % en 2025 (INSEE, compte des administrations publiques). Le verbe « dévore » omet que l'essentiel est reversé en prestations et services.
0:08:44« Les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi élevés »FauxL'OAT à 10 ans vaut environ 4,1 % en août 2026 : un record depuis 2010-2011 seulement ; les années 1980-1990 dépassaient 7 %.
1:01:15Le niveau de vie des Français est passé sous la moyenne européenne, les Polonais vont nous doublerPlutôt vraiLe PIB et la consommation par habitant français sont passés sous la moyenne de l'Union selon Eurostat (publications 2025-2026). Le dépassement polonais reste une extrapolation en parité de pouvoir d'achat.
1:01:15Il manque 3 semaines de travail par an et 3 années dans une vie par rapport aux EuropéensNon vérifiéProche des travaux Rexecode sur la durée effective du travail ; le chiffre exact n'a pas été retrouvé dans une source publique.
1:01:15La retraite représente un quart de la dépense publiqueVraiEnviron 410 milliards d'euros de dépenses de retraite en 2025 (près de 14 % du PIB) pour environ 1 700 milliards de dépenses publiques totales, soit un quart (COR, DREES, INSEE).
1:01:154 cotisants par retraité à sa naissance, environ 1,7 aujourd'huiVraiRatio cotisants/retraités : environ 4 en 1960, 1,7 à 1,8 aujourd'hui (COR).
2:44:19Rapport du Sénat sur les aides : rapporteur communiste, 211 milliards contestésVraiCommission d'enquête du Sénat (juillet 2025) : 211 milliards d'euros d'aides annuelles ; rapporteur Fabien Gay (communiste), président Olivier Rietmann (Les Républicains), qui conteste lui-même le périmètre.
2:42:50Forfait social « taxé à zéro » à sa création, 20 % aujourd'huiImprécisCréé en 2009 au taux de 2 %, porté à 20 % en 2012. Le sens (multiplication par dix) est juste, le point de départ est faux.
1:38:17Électricité française à 95 % décarbonéeVraiEnviron 95 % de la production électrique de 2024 est bas carbone (RTE, bilan électrique).
2:51:11Surfiscalisation des entreprises françaises : 110 milliards d'écart avec les voisinsPlutôt vraiChiffrages Rexecode et Medef de l'écart de prélèvements sur les entreprises : 100 à 120 milliards selon les années. Méthodologie discutée, source patronale.
1:38:17« Je n'ai jamais proposé le moratoire sur les énergies renouvelables »Non tranchéIl défend l'arrêt des subventions aux énergies renouvelables matures ; la droite sénatoriale a soutenu en 2025 des amendements de moratoire sur l'éolien et le solaire. La frontière entre les deux fait l'objet du désaccord avec Marine Tondelier.
Raphaël Glucksmann 4 vrai · 2 plutôt vrai · 1 imprécis ou exagéré · 2 trompeur
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:11:18Un parc Dragon Ball financé par l'Arabie saoudite en FranceVraiAnnoncé le 25 août 2026 : un parc à thème Dragon Ball à Cergy, financé par l'Arabie saoudite.
0:11:18La gigafactory photovoltaïque de Fos-sur-Mer enterrée (10 millions de panneaux par an)VraiL'entreprise Carbon a abandonné son projet de gigafactory à Fos-sur-Mer ; la capacité visée (5 GW) correspondait à l'ordre de 10 millions de modules par an.
1:55:02Patrimoine : deux tiers hérités aujourd'hui, l'inverse il y a 50 ansPlutôt vraiFrance Stratégie : la part de l'héritage dans le patrimoine total est passée d'environ 35 % au début des années 1970 à environ 60 % aujourd'hui.
0:49:061 000 milliards de dette supplémentaire sous Macron « sans créer le moindre actif »TrompeurLe flux de dette 2017-2024 (environ +1 000 milliards) est exact. « Sans le moindre actif » est un jugement qui ignore le financement des crises Covid et énergie.
2:33:4070 milliards de subventions aux énergies fossiles pendant la crise énergétiqueImprécisLes boucliers et guichets 2021-2023 ont coûté 72 à 85 milliards, mais une large part portait sur l'électricité, décarbonée : l'étiquette « fossile » ne vaut que pour une fraction.
2:47:55L'Allemagne taxe davantage que la France les transmissions d'entreprises au-delà de 50 millionsPlutôt vraiLe régime allemand réduit l'exonération au-delà de 26 millions d'euros et la supprime au-delà de 90 millions, quand le pacte Dutreil français reste à 75 % d'abattement sans plafond.
2:47:55« C'est la droite qui à chaque fois a cramé la caisse »TrompeurSélectif : les pics de déficit (2009-2010, 2020) suivent les crises mondiales plus que la couleur politique des gouvernements.
1:24:18Commande publique européenne : 2 000 milliards d'eurosVraiLa commande publique représente environ 14 % du PIB de l'Union européenne, soit environ 2 000 milliards par an (Commission européenne).
1:55:02La France, pays où l'on meurt le plus au travailVrai*Eurostat : taux d'accidents mortels du travail français parmi les plus élevés de l'Union, environ le double de la moyenne. Les écarts de pratiques déclaratives entre pays majorent le chiffre français.
Édouard Philippe 3 vrai · 1 plutôt vrai · 1 imprécis ou exagéré · 1 non vérifié
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
1:19:06La France, premier pays d'accueil des investissements étrangers de l'Union depuis 2017-2018VraiBaromètre EY de l'attractivité : première place européenne en nombre de projets chaque année depuis 2019.
0:36:21Retraites : 3 points de PIB de dépense de plus que l'AllemagneVraiCOR : 13,4 % du PIB en France contre 10,4 % en Allemagne (2019), soit un écart d'environ 90 milliards d'euros par an.
1:49:48Coût du travail supérieur à l'Allemagne à partir de 2,5 SMICPlutôt vraiLes allègements français sont concentrés sous 2 à 2,5 SMIC ; au-delà, le coin socio-fiscal dépasse l'allemand pour les emplois qualifiés (Rexecode, Conseil d'analyse économique).
1:49:48Doubler son niveau de vie au salaire médian : 15 ans dans les années 50, une vie dans les années 90, deux vies aujourd'huiNon vérifiableIllustration cohérente avec la décélération de la productivité (environ 5 % par an pendant les Trente Glorieuses, moins de 1 % aujourd'hui) ; les bornes exactes ne correspondent à aucune statistique publique unique.
0:33:32« Les Grecs ont respecté les règles »ImprécisLa Grèce a subi les programmes d'ajustement après une décennie de violations et de statistiques falsifiées ; elle les a respectés sous contrainte.
1:19:06Accord commercial Union-États-Unis signé par Mme von der Leyen en ÉcosseVraiAccord conclu à Turnberry (Écosse) fin juillet 2025 entre Ursula von der Leyen et Donald Trump. Le qualificatif « piteux » est une opinion.
Marine Le Pen 3 vrai · 5 plutôt vrai · 1 imprécis ou exagéré · 3 non vérifié
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:38:29Taux d'emploi des jeunes : 15 points de retard sur l'AllemagneVraiTaux d'emploi des 15-24 ans : environ 35 % en France contre environ 50 % en Allemagne (Eurostat).
0:38:29Taux d'emploi général : « près de 7 points d'écart »Plutôt vrai15-64 ans : 68,8 % en France contre environ 77 % en Allemagne. L'écart réel dépasse 8 points, elle sous-estime légèrement.
0:38:29Le premier emploi « effectif » est à 27 ansImprécis27 ans correspond à l'âge moyen du premier emploi stable (CDI), pas au premier emploi tout court, nettement plus précoce.
0:43:15Sa réforme des retraites coûterait 9 milliards en année pleineNon vérifiéChiffrage du RN sans évaluation indépendante publiée ; les versions antérieures étaient évaluées de 10 à plus de 20 milliards. Gabriel Attal avance 26 milliards dans le débat, sans base publique non plus.
2:05:36Exonérations de cotisations : 77 milliards aujourd'hui contre 21 milliards en 2014Plutôt vraiAllègements généraux : environ 21 milliards en 2014, 75 à 80 milliards en 2024 après bascule du CICE (Cour des comptes 2025). Les périmètres varient, l'ordre de grandeur est exact.
0:54:44Budget Barnier : 30 milliards de hausses dont 20 sur les entreprisesPlutôt vraiLe projet de loi de finances 2025 initial de Michel Barnier prévoyait environ 30 milliards de prélèvements supplémentaires, majoritairement sur les grandes entreprises et hauts revenus.
2:05:22Le plan salaires d'Attal (+200 € jusqu'à 2,5 SMIC) coûterait 55 milliardsPlausibleGabriel Attal propose de supprimer la part salariale des cotisations vieillesse (gain jusqu'à 328 € par mois selon sa communication), financée par une TVA sociale. La masse en jeu est de 50 à 60 milliards ; le chiffrage exact n'est pas public.
0:38:29Contribution nette à l'Union supérieure à 5 milliards et « envolée »VraiContribution nette française : 9 à 10 milliards d'euros par an, en forte hausse depuis 2020 (Cour des comptes, annexes budgétaires).
0:38:291 200 agencesPlutôt vraiLa commission d'enquête sénatoriale de 2025 recense plus de 1 100 agences, opérateurs et organismes ; le gouvernement estimait les économies possibles à 2 ou 3 milliards.
1:08:3890 % des intercommunalités n'ont plus de foncier industriel disponible à 4 ansNon vérifiéProche des constats publiés par Intercommunalités de France sur la rareté du foncier économique ; le chiffre exact n'a pas été retrouvé.
1:08:38150 000 hectares de frichesVraiLe référentiel national des friches recense 150 000 à 170 000 hectares.
2:25:56Transparence des salaires : l'Union impose à partir de 100 salariés, la France veut l'imposer dès 50Plutôt vraiLa directive 2023/970 impose le reporting aux employeurs d'au moins 100 salariés ; les travaux français de transposition ont envisagé d'étendre des obligations sous ce seuil.
Jean-Luc Mélenchon 5 vrai · 3 plutôt vrai · 2 imprécis ou exagéré · 4 trompeur · 3 faux · 1 non vérifié
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:29:28« La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État »TrompeurLa France est au premier rang de l'Union en dépense publique totale : 57,3 % du PIB en 2025 contre environ 49 % en moyenne. L'argument isole un sous-périmètre pour masquer le total.
0:29:28Salaires des fonctionnaires : moins 6 points de PIB ; dépense de l'État : moins 7 points en 20 ansFaux en l'étatLes rémunérations publiques oscillent autour de 12 à 13 % du PIB depuis 20 ans ; aucune statistique publique ne documente ces baisses. Confusion probable avec des parts relatives dans la dépense totale.
0:29:28Aides aux entreprises : 210 milliards selon Fabien Gay, 120 selon le président de la commissionVraiRapport sénatorial de juillet 2025 : 211 milliards ; le président Olivier Rietmann (Les Républicains) défend un périmètre resserré.
0:29:28« Si je supprime les aides aux entreprises, le déficit de l'État disparaît »TrompeurArithmétiquement 211 dépasse 152 (déficit public 2025, INSEE), mais l'agrégat inclut des TVA réduites et des allègements qui soutiennent l'emploi ; il concède lui-même qu'une suppression « tuerait instantanément des centaines d'entreprises ».
0:29:28« Les Américains viennent de se racheter leurs propres dettes »TrompeurLa Réserve fédérale a repris début 2026 des achats de titres du Trésor. Racheter en gestion de bilan diffère d'une annulation, et les traités interdisent à la BCE l'annulation qu'il propose.
0:29:28Taux d'intérêt : « plus de 4 points »VraiL'OAT à 10 ans vaut environ 4,1 % en août 2026.
0:29:28L'Allemagne passera les 3 % de déficit cette annéePlutôt vraiLes programmes budgétaires allemands de 2026 (défense, infrastructures) portent le déficit attendu au-delà de 3 % du PIB.
1:11:52Banque mondiale : la France dans les 15 % de pays où faire des affaires est le plus facileImprécisLe classement Doing Business a été supprimé en 2021 après un scandale méthodologique ; au dernier classement (2020), la France était 32e sur 190, soit le premier sixième.
1:14:0880 % des maires ont la soixantaine et plusExagéréL'âge moyen des maires est d'environ 62 ans ; la part des 60 ans et plus est majoritaire mais nettement inférieure à 80 %.
2:19:06Le diabète coûte 9 milliards, les particules fines 19 milliardsPlutôt vraiCoût direct du diabète pour l'assurance maladie : 8 à 10 milliards ; coûts sanitaires de la pollution de l'air évalués autour de 20 milliards par an (commission d'enquête sénatoriale).
2:19:062e pays européen pour les dépôts de brevetsVraiLa France est le deuxième déposant de l'Union à l'Office européen des brevets, derrière l'Allemagne.
1:47:14La consommation populaire représente 55 % du PIBVraiLa consommation des ménages représente environ 53 à 55 % du PIB.
1:47:14« Les bassines qui ont été faites, il n'y a plus d'eau dedans »Faux en généralLes réserves de substitution se remplissent l'hiver ; des assecs ponctuels existent, la généralisation est contredite par l'exploitation effective des retenues.
1:47:14« Les machines nucléaires qu'il est question d'installer ne fonctionnent pas »FauxL'EPR de Flamanville est couplé au réseau depuis fin 2024 ; les EPR de Taishan et d'Olkiluoto fonctionnent. Les retards et surcoûts passés sont réels, l'affirmation au présent est fausse.
2:41:32« Combien paye d'impôts M. Mittal ? Zéro. Total ? Zéro »TrompeurTotalEnergies n'a pas payé d'impôt sur les sociétés en France en 2020 et 2021 (résultats français déficitaires), puis en a payé ; ArcelorMittal France a connu des exercices déficitaires. Le « zéro » permanent n'est pas démontrable.
2:41:32L'Assemblée nationale a voté la nationalisation d'ArcelorMittalVraiProposition de loi de La France insoumise adoptée par l'Assemblée, deuxième lecture comprise (décembre 2025).
1:47:14Capitalisation : il faudrait cotiser deux fois plus pour le même retourContestableDépend entièrement des hypothèses de rendement ; sur longue période, les rendements de fonds diversifiés ont plutôt dépassé le rendement implicite de la répartition.
1:14:0850 % d'une classe d'âge passe par la voie professionnelle, technologique ou l'apprentissagePlutôt vraiVoies professionnelle et technologique plus apprentissage : environ la moitié d'une classe d'âge.
Gabriel Attal 6 vrai · 2 trompeur · 2 non vérifié
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:49:44INSEE : en 2024 l'État a dépensé moins qu'en 2023, première fois en 15 ansTrompeurINSEE, compte des administrations publiques 2024 : dépenses des administrations centrales en hausse de 0,9 % en valeur (670,3 milliards). L'affirmation n'est défendable qu'en volume, corrigé de l'inflation, ce qu'il ne précise pas.
0:49:44Annulation de 10 milliards de crédits en cours d'année 2024VraiDécret d'annulation de 10 milliards d'euros, février 2024.
0:49:44Doublement des franchises médicalesVraiFranchises portées de 0,50 à 1 euro en 2024.
0:20:39Baisse du chômage jusqu'en 2024VraiTaux de chômage ramené entre 7,1 et 7,5 %, plus bas depuis 15 ans, avant remontée.
0:49:44La majorité de la dépense publique en France est de la dépense socialeVraiLa protection sociale au sens large dépasse la moitié de la dépense publique (DREES, INSEE).
2:54:54Impôt sur les sociétés passé de 33 à 25 % : recettes supérieures après la baisseVrai*Recettes d'impôt sur les sociétés records en 2022-2023 (plus de 60 milliards), supérieures à l'époque du taux à 33,3 %. L'Institut des politiques publiques attribue l'essentiel à la conjoncture et à l'inflation plutôt qu'à un effet du taux.
1:43:26Le salaire médian serait de 3 300 euros nets si la France avait suivi la productivité américaine depuis 2000Non vérifiableLe salaire médian net est bien d'environ 2 200 euros. Le supplément de 50 % excède l'écart de productivité cumulé mesuré entre France et États-Unis depuis 2000 dans la plupart des comparaisons.
2:59:44La réforme des retraites de Mme Le Pen coûte 26 milliardsNon vérifiéCorrespond aux estimations hautes d'un retour général à 60 ans, qui n'est plus exactement la proposition du RN ; aucun chiffrage indépendant publié de la version 2026.
2:14:16« Le fonds vert, c'est moi qui ai porté sa création à Bercy »VraiFonds vert créé par la loi de finances 2023, portée par le ministre des Comptes publics Gabriel Attal.
2:14:34Les députés écologistes ont voté contre le fonds vert et le leasing socialTrompeurLes votes des écologistes portaient sur les budgets d'ensemble, non sur ces dispositifs isolément ; l'opposition vote habituellement contre la loi de finances globale.
Marine Tondelier 4 vrai · 7 plutôt vrai · 1 imprécis ou exagéré · 1 trompeur · 1 non vérifié
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:22:59Une journée de canicule coûte le prix d'une demi-journée de grèveVraiAllianz Trade (2025) : une journée à plus de 32 °C ampute le PIB d'un équivalent d'une demi-journée de grève nationale.
0:55:48Le Medef prévoit que l'économie aura besoin de millions de travailleurs étrangers d'ici 2050VraiPatrick Martin, président du Medef (décembre 2023) : la France aura besoin de 3,9 millions de travailleurs immigrés d'ici 2050. Le chiffre, déformé par la transcription automatique, a été restitué.
0:55:48On meurt deux fois plus au travail en France que dans le reste de l'EuropeVrai*Eurostat : environ 3,3 accidents mortels pour 100 000 travailleurs contre 1,7 pour l'Union ; des biais déclaratifs entre pays majorent le chiffre français.
0:55:4816 % des inspecteurs du travail supprimés récemmentPlutôt vraiLes effectifs de l'inspection du travail ont baissé d'environ 15 à 20 % depuis 2017 (bilans du ministère, organisations syndicales).
0:58:12Le fonds vert a été divisé par 4 en 2 ansExagéré2,5 milliards en loi de finances 2024, environ 1,15 milliard en 2025, nouvelle réduction en 2026 : division par 2 à 3 selon les bornes retenues.
2:15:15Le leasing social a été mis « à 0 euro »TrompeurL'édition 2025 a été financée hors budget de l'État, par les certificats d'économie d'énergie : le « 0 euro budgétaire » est techniquement exact, la disparition du dispositif est inexacte.
1:33:30R&D des entreprises : 1,4 % du PIB en France, 2 % en Allemagne, 2,8 % aux États-UnisVraiDépense intérieure de R&D des entreprises : environ 1,4 % du PIB en France, 2,1 % en Allemagne, 2,6 à 2,8 % aux États-Unis (OCDE).
1:33:30La Chine a installé en un semestre plus d'énergies renouvelables que les États-Unis « dans toute leur vie »Plutôt vraiLe premier semestre 2025 chinois (plus de 200 GW de solaire raccordés) dépasse le parc solaire cumulé américain. Vrai pour le solaire, pas pour toutes les énergies renouvelables.
2:00:3811 millions de pauvresPlutôt vrai9,8 millions de personnes sous 60 % du niveau de vie médian (INSEE 2023, record depuis 1996) ; 11 millions selon des périmètres élargis.
2:00:381,5 million de travailleurs pauvresPlutôt vraiEntre 1,1 et 1,5 million selon les définitions INSEE et Eurostat.
2:00:3842 % des salariés au SMIC suppriment des repas, 53 % réduisent les portionsNon vérifiéCohérent avec des sondages publiés en 2023-2024 sur les salariés modestes ; la source exacte n'a pas été retrouvée pendant la vérification.
2:03:5540 entreprises, 107 milliards de dividendes en 2025Plutôt vraiLes versements aux actionnaires du CAC 40 (dividendes et rachats d'actions) atteignent 100 à 110 milliards par an depuis 2023.
2:52:35Impôt sur les sociétés implicite : 21 % pour les PME contre 14 % pour les grandes entreprisesPlutôt vraiL'écart de taux implicite au détriment des PME est documenté par l'Institut des politiques publiques et le Conseil des prélèvements obligatoires ; les chiffres exacts varient selon la méthode.
0:55:48Les postures pénibles ont été retirées des critères de pénibilité par Emmanuel MacronPlutôt vraiLes ordonnances de 2017 (Macron président, non ministre) ont retiré 4 critères du compte pénibilité, dont les postures pénibles. Erreur de période, exact sur le fond.
La salle (Éric Malenfer) la question la plus documentée de la soirée
VerbatimAffirmationVerdictRéalité sourcée
0:26:05Question d'Éric Malenfer : déficit 4,8 points de PIB, intérêts 2,4 points, 45,3 % de prélèvements (2e d'Europe), 57,3 % de dépenses (1er), 5 réformes des retraites depuis 1993, le social +3,4 points depuis 2000 quand l'État central recule de 0,5VraiDéficit 2025 : 5,1 % (le 4,8 correspond à la prévision 2026) ; charge d'intérêts autour de 2,3 points de PIB, en hausse de 11 % par an ; prélèvements au 2e rang de l'Union derrière le Danemark ; dépenses au 1er rang ; réformes de 1993, 2003, 2010, 2014 et 2023. La question la plus documentée de la soirée venait de la salle.

Synthèse et indice de précision

CandidatContrôléesVraiPlutôt vraiImprécis, exagéréTrompeurFauxNon vérifiéIndice /10
Édouard Philippe63110018,5
Marine Le Pen123510038,1
Gabriel Attal106002028,1
Bruno Retailleau115210127,8
Marine Tondelier144711017,7
Raphaël Glucksmann94212007,2
Jean-Luc Mélenchon185324315,4

Classement : les plus précis

Indice sur 10, moyenne pondérée des verdicts sur les affirmations tranchées (vrai 1 ; plutôt vrai 0,75 ; imprécis 0,5 ; trompeur 0,25 ; faux 0).

Philippe8,5
Le Pen8,1
Attal8,1
Retailleau7,8
Tondelier7,7
Glucksmann7,2
Mélenchon5,4
  • L'indice suit la surface exposée. Philippe, premier, est aussi le moins quantitatif du plateau (12 chiffres en 21 minutes) ; Mélenchon, dernier, est celui qui a soumis le plus d'énoncés au contrôle (18). Cinq candidats se tiennent dans un mouchoir (7,2 à 8,1).
  • Mélenchon concentre les énoncés faux ou dépassés : réacteurs EPR, réserves de substitution, parts de PIB.
  • Attal et Tondelier sont exacts sur les chiffres mais glissent au cadrage : dépenses de l'État « en baisse », votes des écologistes, leasing social « à zéro ».
  • Le Pen et Retailleau tiennent leurs chiffres, mais les plus structurants (coût de leur réforme des retraites, 110 milliards de surfiscalité) reposent sur leurs propres chiffrages ou des sources patronales, sans évaluation indépendante.

Lecture critique : les angles morts

Cette section applique une grille assumée, distincte du fact-checking : un discours économique se juge aussi à ce qu'il tait, rapporté aux ordres de grandeur réels. Rappel des masses 2025 (INSEE, COR) : déficit public 152,5 milliards d'euros, dépense publique environ 1 700 milliards dont environ 410 milliards de retraites, charge d'intérêts en hausse de 11 % par an, emprunt d'État à 10 ans autour de 4,1 %.

Le grand angle mort collectif : les retraites comme masse. Un seul candidat a posé le ratio structurant (Retailleau : un quart de la dépense publique), un seul a donné l'étalon international (Philippe : 3 points de PIB au-dessus de l'Allemagne, environ 90 milliards par an). Personne n'a prononcé la masse d'environ 410 milliards, ni relié l'effet boule de neige de la dette, dénoncé par Le Pen, à la première dépense qui l'alimente. L'entrepreneur Éric Malenfer l'avait fait dans sa question ; aucun candidat n'a repris sa décomposition.

Le Pen · l'esquive par le petit bout

Face à 152 milliards de déficit : le train de vie de l'État, les agences (2 à 3 milliards d'économies selon le gouvernement lui-même), la contribution européenne (environ 5 milliards), l'immigration, la fraude. Un ordre de grandeur de moins que la seule dérive annuelle des retraites, poste qu'elle sanctuarise et creuse de 9 milliards par sa réforme. Sa trajectoire de 125 milliards est renvoyée à octobre.

Mélenchon · deux négations d'ordres de grandeur

La dépense publique française (57,3 % du PIB, record de l'Union) présentée comme « dans la moyenne » ; une annulation de dette BCE impossible sans réécrire les traités, défendue par une analogie fausse avec la Réserve fédérale. Ses erreurs factuelles touchent l'énergie et l'eau. Il reste le seul à marteler la bonne question aux autres : « qui va payer tout ça ? ».

Tondelier · exacte sur les faits, muette sur l'équation

Aucune trajectoire de finances publiques, un SMIC à 2 000 euros bruts sans chiffrage d'impact sur les petites entreprises qu'elle veut aider, un refus explicite de la question des économies. Le seul surendettement qu'elle traite est écologique ; le surendettement financier reste hors champ.

Glucksmann · des économies sans une seule économie

Reconnaît en une phrase qu'il faudra des économies et n'en nomme aucune. Les très grands héritages rapportent quelques milliards au mieux, sans commune mesure avec les masses en jeu, ce qu'il ne dit jamais. Sur son terrain, la souveraineté productive, il est le plus documenté du plateau.

Attal · des dates, pas de dépense en moins

Seul à dater (déficit sous 3 % en 2032, équilibre en 2037) et à désigner la dépense sociale comme gisement. Mais son plan salaires bascule 50 à 60 milliards de cotisations vieillesse vers une TVA sociale : l'opération ne réduit aucune dépense et fragilise le financement du poste le plus dynamique. La défense du bilan use de cadrages trompeurs.

Philippe · le diagnostic sans l'engagement

Le meilleur cadrage macroéconomique du plateau : dépense sociale, écart de retraites avec l'Allemagne, coin fiscal du travail qualifié, stagnation du salaire médian reliée au risque démocratique. À la question « quel âge ? », trois refus successifs de chiffrer.

Retailleau · la verticale sans la consolidation

Seul à lier dette et retraites, à assumer un âge légal et à l'indexer sur l'espérance de vie. Mais 40 milliards de baisses gelées 5 ans, zéro cotisation au-delà de la 36e heure, bonifications natalistes et équilibre en 5 ans coexistent sans consolidation publiée, et l'État « vorace » sans le chiffrage des services supprimés par 250 000 à 300 000 postes en moins.

Démographie et énergie, absents structurels. La dénatalité, déterminant premier de l'équation des retraites à 2050, n'a été mentionnée que par Retailleau, une minute, alors que le ratio cotisants/retraités a été cité deux fois. L'énergie n'a été traitée que par le prix ; aucun candidat n'a relié volume d'électricité décarbonée et réindustrialisation revendiquée, alors que le mur d'investissement se chiffre en centaines de milliards.

Méthode et sources

Verbatims cités

Les citations ci-dessous sont l'ensemble des extraits sur lesquels s'appuient les tableaux, graphiques et verdicts de cette page : des citations courtes, horodatées et attribuées, au titre du droit de courte citation (article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle). Pour le contexte complet de chaque propos, reportez-vous à l'horodatage dans le replay officiel du débat sur la chaîne YouTube de LCI (« 2027 - Sept candidats face aux patrons : le grand débat du Medef sur LCI », 3h04). Les horodatages de cette page sont alignés sur ce replay à quelques secondes près.

0:08:44Bruno Retailleau

« C'est un État vorace qui dévore plus de 57% de la richesse des Français que chaque année les Français produisent et qui prend les entreprises pour des vaches à lait. » […] « Il y en a marre de ces discours délirants sur l'annulation d'une partie de la dette alors que la France est au bord de la faillite, que les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi élevés. »

0:11:18Raphaël Glucksmann

« D'un côté, on célèbre l'ouverture d'un parc Dragon Ball Z, financé par l'Arabie Saoudite en France. » […] « Et de l'autre, on enterre le projet de gigafactory de Fos-sur-Mer qui devait produire 10 millions de panneaux photovoltaïques par an et créer des milliers d'emplois. » […] « Et le troisième axe, c'est embrasser la révolution technologique et redevenir un pays créateur. »

0:13:51Édouard Philippe

« Enfin, troisième axe décisif, une grande politique d'infrastructure, parce qu'une économie qui va bien, ce n'est pas simplement des comptes en ordre et des entreprises qui créent de la richesse, c'est une adaptation aux nécessités de l'époque, notamment la transformation climatique, mais je suis certain que j'aurai l'occasion… »

0:20:39Gabriel Attal

« La baisse du chômage jusqu'en 2024, l'apprentissage jusqu'aux dernières décisions très néfastes qui ont été prises, et le retour de l'attractivité pour les investissements étrangers. »

0:22:59Marine Tondelier

« Une journée de canicule coûte à notre économie le même prix qu'une demi-journée de grève. »

0:26:05Éric Malenfer (entrepreneur)

« Le déficit public, c'est 4,8 points de PIB. »

0:29:28Jean-Luc Mélenchon

« La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État. » […] « Le salaire des fonctionnaires a reculé de 6 points dans le PIB. » […] « Le président de cette commission, qui est Les Républicains, donc pas un gauchiste échevelé, lui parle de 120 milliards. » […] « Si nous supprimons toutes les aides aux entreprises, le déficit de l'État disparaît. » […] « Ils viennent de se racheter leurs propres dettes. » […] « Mais si nous avons une proposition européenne et si nous motivons, au moment où les taux d'intérêt sont les plus élevés, plus de 4 points, nous ferons baisser ces taux d'intérêt parce que le ratio entre la dette de tous les États de l'Europe et leur PIB se sera amélioré. » […] « Et je vous prends le pari, si je suis élu, je trouverai des alliés en Europe, notamment dans les pays latins et sans doute aussi les Allemands, car cette année, ils vont passer des 3% de déficit. » […] « Je parle de la dette de la France auprès de la Banque Centrale Européenne. »

0:33:32Édouard Philippe

« Je pense très sincèrement que, expliquer à nos partenaires que nous n'allons pas respecter des règles dont nous sommes convenus en commun, que les Grecs ont respecté. »

0:36:21Édouard Philippe

« Et je ne dis pas, et je ne dis pas qu'il faut tailler dans les retraites, j'observe qu'en France, nous dépensons trois points de PIB de plus que ce que les Allemands consacrent à leur retraite. »

0:37:32Édouard Philippe

« Et nous devons prendre en compte la réalité des métiers, parce qu'ils ne sont pas tous les mêmes, parce qu'on n'a pas tous le même rapport au travail, et qu'il est normal, si on ne fait pas de déni démographique, de ne pas faire de déni de réalité. » […] « Et j'ai proposé, c'est vrai, quelque chose qui s'apparente à une règle d'or, qui permettrait, compte tenu du désordre que nous avons observé à l'Assemblée nationale, »

0:38:29Marine Le Pen

« Nous avons, notamment pour les jeunes, 15 points de retard sur l'Allemagne. » […] « Et nous avons, je crois, près de 7 points d'écart pour le taux d'emploi général. » […] « Le premier emploi effectif chez les jeunes, c'est 27 ans. » […] « L'Union européenne, il n'y a pas de raison majeure qu'on lui accorde plus de 5 milliards de contributions nettes. » […] « Les agences, 1200, les hauts instituts de je ne sais pas quoi qui, soit servent à rien, soit sont totalement toxiques. » […] « Nous présenterons, juste avant le débat budgétaire, nous présenterons notre trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d'euros d'économie. »

0:42:17Marine Le Pen

« Tous ceux qui ont commencé à avoir un emploi effectif au sens de l'INSEE avant 20 ans cotiseront 40 ans et partiront à 60 ans. »

0:43:15Marine Le Pen

« Elle coûtera, la réforme que je propose, 9 milliards d'euros en année pleine. »

0:44:14Raphaël Glucksmann

« Mais il faudra la fonder sur la pénibilité. »

0:48:19Raphaël Glucksmann

« Oui, il va falloir faire des économies. Oui, il y a une taxation sur les plus hauts patrimoines qui est nécessaire. » […] « D'où vient-elle structurellement ? Structurellement. »

0:49:06Raphaël Glucksmann

« Parce que faire 1 000 milliards, 1 000 milliards de dettes supplémentaires sans créer le moindre actif, sans créer le moindre actif sur lequel on peut s'appuyer, c'est vraiment chapeau bas. »

0:49:44Gabriel Attal

« L'INSEE, qui est un institut statistique indépendant, a établi que sur l'année 2024, pour la première fois depuis 15 ans, l'Etat avait dépensé moins que l'année précédente. » […] « Annuler 10 milliards d'euros de crédit budgétaire dans les ministères, justement en cours d'année, décret qui donne lieu d'ailleurs à des fake news absolues et à des instrumentalisations totales. » […] « On a assumé de doubler les franchises médicales, on a assumé de geler et de surgeler un certain nombre de crédits de l'Etat. » […] « Et je regrette que dans un certain nombre d'interventions, on passe sous le tapis le fait que la majorité de la dépense publique en France, c'est de la dépense sociale. » […] « Première question, celle du calendrier, j'ai fixé un cap, revenir sous les 3% en 2032 et à l'équilibre en 2037. » […] « Et la réalité, c'est que si on n'avait pas de système de retraite en France aujourd'hui et qu'on devait en bâtir un, en inventer un, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne ferait pas ce système par répartition, on construirait un système par capitalisation. »

0:53:20Gabriel Attal

« Eh bien, on doit avoir la même réflexion pour les administrations publiques grâce à cette révolution de l'intelligence artificielle. »

0:54:44Marine Le Pen

« Parce que vos propositions sont injustes, M. l'ancien Premier ministre, dont il est effectivement utile de rappeler que sous Macron, 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires, le PLF 2026, 43 milliards de prélèvements supplémentaires de prévus, le gouvernement Barnier, 30 milliards, dont 20 milliards d'augmentation… »

0:55:48Marine Tondelier

« J'entends Mme Le Pen nous faire des leçons sur l'immigration devant le MEDEF, avec lequel je ne suis pas d'accord, surtout certes, mais dont j'ai lu le rapport qui expliquait que l'économie française ne pourrait pas tourner en 2050 sans 3,9 millions de travailleurs étrangers. » […] « Quand je vois qu'on a supprimé 16% des inspecteurs du travail récemment, et que du coup il y a plus d'accidents du travail aussi, quand je vois qu'en France, on meurt deux fois plus au travail que dans toute l'Europe. » […] « D'un pays dont le Président de la République, quand il était ministre de l'économie, a supprimé quatre critères de pénibilité. »

0:58:06Marine Tondelier

« Alors moi, sur la retraite, j'abroge la réforme. »

0:58:12Marine Tondelier

« Le fonds vert qui devait servir aux collectivités à isoler le bâti scolaire, les écoles de nos enfants, qui devait servir à prévenir les risques d'inondations, il a été divisé par 4 en 2 ans. »

1:00:14Marine Tondelier

« Je vais quand même finir ma démonstration. Ce que je vous dis juste, c'est que l'écologie telle qu'elle a tenté d'être faite à un moment de ce mandat, elle a été très mal faite parce qu'elle n'a pas pris en compte le fait qu'une mesure ne peut pas être juste si elle ne prend pas en compte le fait qu »

1:01:15Bruno Retailleau

« Le niveau de vie des Français désormais est en dessous du niveau de vie moyen des Européens. » […] « Il nous manque trois semaines par rapport aux Européens, dans une année. » […] « Parce que la retraite, c'est un quart de la dépense publique. » […] « Et quand je suis né, il y avait quatre cotisants pour un retraité. » […] « Il y a bien sûr l'intelligence artificielle, mais je pense qu'on peut diminuer autour de 250 000 à 300 000 fonctionnaires. » […] « C'est comme ça qu'on parviendra en cinq ans à rétablir l'équilibre et à faire en sorte qu'on stabilise la dette. » […] « Parce qu'on n'arrivera pas à traiter le problème de la dette sans avoir et mettre plus de travail dans l'économie. » […] « Et dans cette réforme que je dévoilerai dans quelques jours, je proposerai une disposition qui avait été, à l'époque, décidée par François Fillon, dans le Code du travail, qui n'a jamais été activé, c'est de lier, par une équation proportionnelle, lier l'âge de la retraite et l'espérance de vie à la retraite. »

1:08:38Marine Le Pen

« C'est un sujet majeur parce qu'il y a 90% des intercommunalités en France, qui n'ont plus de fonciers disponibles dans les 4 ans pour l'industrie, ce qui pose un problème quand on veut réindustrialiser. » […] « Nous ferons un effort particulier évidemment sur les 150 000 hectares des friches qui sont déjà artificialisés et qui donc permettront encore d'accélérer. » […] « C'est-à-dire que les projets d'intérêt nationaux majeurs, eh bien je viens vous dire aujourd'hui que toute implantation industrielle sera considérée par nous comme un projet d'intérêt national majeur. »

1:11:52Jean-Luc Mélenchon

« Honnêtement, nous sommes classés dans les pays, par la Banque mondiale, dans les 15% de pays où c'est le plus facile de faire des affaires. » […] « Je pense que nous pouvons avoir une filière bois. » […] « – Non, mais là, vous allez me laisser choisir mon thème, si vous voulez bien, parce que tout à l'heure, c'était la dette. »

1:14:08Jean-Luc Mélenchon

« 80% des maires ont la soixantaine et plus et sont partis en retraite. » […] « 50% d'une classe d'âge passe dans l'enseignement technologique, dans l'enseignement professionnel et dans l'apprentissage. » […] « Donc, pour ma part, premièrement, nous abrogerons la retraite et nous reviendrons dans un premier temps à 62 ans. »

1:19:06Édouard Philippe

« Je me permets quand même de dire que la France a été le pays qui a concentré le plus d'investissements étrangers de toute l'Union européenne, de toute l'Union européenne, à partir de 2017-2018. » […] « Je préfère mille fois ce qu'a dit le Premier ministre canadien au traité piteux que Mme von der Leyen a signé en Écosse avec Donald Trump. » […] « Moi, je considère que nous devrons proposer un moratoire normatif à partir du moment où l'essentiel et le premier budget auront été adoptés. » […] « Enfin, je propose que les produits fabriqués par des entreprises chinoises pour être commercialisés dans la zone euro soient tenus d'être produits dans la zone euro. »

1:24:18Raphaël Glucksmann

« On utilise les 2 000 milliards de commandes publiques européennes pour les réserver aux productions européennes. » […] « D'abord, la loi acheter européen pour tout. » […] « Il nous faut un projet Manhattan sur l'IA. »

1:28:29Gabriel Attal

« Quand vous avez une friche industrielle qui est la propriété d'un industriel, vous êtes exempté d'études, de formalités de cet ordre quand vous avez des projets d'extension ou des projets sur votre terrain. » […] « Ce que je propose très concrètement, c'est que ce qui a été fait pour Notre-Dame, qui a permis d'aller très très vite pour reconstruire Notre-Dame, j'ai entendu le président de la République dire, il faut le faire dans 150 autres endroits en France. »

1:33:30Marine Tondelier

« Les entreprises françaises dépensent en recherche-développement seulement 1,4% du PIB là où en Allemagne, c'est 2 et aux Etats-Unis, c'est 2,8%. » […] « C'est parce qu'ils ont compris que demain, ce serait un outil essentiel de leur compétitivité et ils ont installé en un semestre plus d'énergie renouvelable que les Etats-Unis dans toute leur vie. » […] « Le coût de l'énergie, il lui a famblé parce que c'est aussi nos vulnérabilités et ça nous rend très dépendants et donc il faut qu'on adopte un prix de l'électricité qui soit compétitif et stable et j'étais extrêmement choquée quand M. Retailleau avait proposé un moratoire sur les énergies renouvelables parce que pendant… »

1:38:03Marine Tondelier

« Donc je veux une recherche et développement publique forte pour une recherche et développement privée forte qui nous rend compétitif. »

1:38:17Bruno Retailleau

« Si l'électricité, parce que la compétitivité, c'est d'abord une compétitivité énergétique, il n'y aura pas de développement de l'IA en France, si on n'a pas une électricité qui est en plus à 95% décarbonée, qu'elle soit aussi peu chère. » […] « Marine Tondelier, il faut être précis, je n'ai jamais proposé le moratoire sur les énergies renouvelables. » […] « Vous avez terriblement affaibli toute la filière nucléaire. »

1:43:26Gabriel Attal

« Si la croissance de la productivité en France avait connu la même trajectoire que celle des Etats-Unis depuis l'an 2000, le salaire médian français ne serait pas de 2200 euros net par mois comme il l'est aujourd'hui, mais de 3300 euros net par mois. »

1:47:14Jean-Luc Mélenchon

« Et dans ce pays, les salaires et la consommation populaire, la consommation populaire, c'est 55% du PIB. » […] « Les bassines qui ont été faites, il n'y a plus d'eau dedans. » […] « Les machines qu'il est question d'installer, ne fonctionnent pas. » […] « Pour avoir le même retour sur une retraite qu'on a aujourd'hui par la répartition, il faudrait cotiser deux fois plus que c'est le cas actuellement. »

1:49:48Édouard Philippe

« C'est à partir de 2,5 fois le SMIC. C'est-à-dire pour les emplois qualifiés. » […] « On considère que dans les années 50, un ouvrier français, ou en tout cas un salarié français qui était payé au salaire médian. »

1:55:02Raphaël Glucksmann

« Il y a 50 ans, il y a 50 ans, la France, le patrimoine des Français, eh bien, les deux tiers étaient le produit de leur travail. » […] « On est malheureusement le pays où il y a le plus de morts au travail. »

2:00:38Marine Tondelier

« Moi, je rappelle quand même qu'il y a 11 millions de pauvres dans ce pays. » […] « Je rappelle qu'il y a, parmi les travailleurs, 1,5 million de travailleurs pauvres. » […] « Il y a, dans ce pays, pour les personnes qui gagnent le SMIC, ou moins, 42% d'entre eux qui suppriment des repas pour des raisons financières. »

2:03:55Marine Tondelier

« Et qu'aujourd'hui, les donneurs d'ordre, eh bien, il faut mieux partager la richesse entre les donneurs d'ordre et les sous-traitants, et qu'aujourd'hui, les grandes entreprises, elles sont capables de faire 107 milliards de dividendes en 2025, pour 40 entreprises, et que, d'un autre côté, les entreprises galèrent… »

2:05:22Marine Le Pen

« Montant, 55 milliards d'euros. Alors, où est-ce que vous les trouvez ? »

2:05:36Marine Le Pen

« Et ces exonérations, elles sont aujourd'hui, mais encore une fois, moi, j'assume de les maintenir, donc ce n'est pas le sujet, mais elles sont à 77 milliards. » […] « Une mesure immédiate, baisser la TVA de 20 à 5,5 sur l'ensemble de l'énergie, fuel, électricité, gaz, et dans un second temps, retrouver un prix de production français de l'électricité, parce que les coûts ont explosé, et ça n'est pas lié au coût de production français, qui, lui, a permis de donner une énergie abondante, sûre… » […] « D'abord, la relance économique, la baisse du chômage et toute une série d'autres luttes potentielles contre la fraude qui existe et dont on parle peu, mais qui coûte également très cher. »

2:12:02Marine Tondelier

« Et donc moi je vais mettre une règle simple, qui sera pour les entreprises et pour les citoyens, l'État ne devrait pas vous demander une information qu'il a déjà. »

2:14:16Gabriel Attal

« Tout à l'heure vous avez dit, Monsieur Attal, vous avez baissé le fonds vert. »

2:14:34Gabriel Attal

« Et vos amis ont voté contre, vos députés ont voté contre à l'époque où on l'a créé. »

2:15:15Marine Tondelier

« divisé le fonds vert par 4 et mis 0 euros sur le leasing social. »

2:16:38Gabriel Attal

« Garanti dans la Constitution silence de l'Etat et de ses administrations vaut acceptation au bout de deux mois. »

2:17:11Gabriel Attal

« Encourager les maires à autoriser la construction en leur donnant la main sur l'attribution des logements sociaux pour les primo-accession et permettre aux Français qui sont dans le logement social depuis des années d'acheter leur logement social pour devenir propriétaire. »

2:19:06Jean-Luc Mélenchon

« Ça coûte 9 milliards, le diabète. Ça coûte 19 milliards, les particules fines. » […] « Nous pouvons le faire, les Français, car nous sommes le deuxième pays pour les dépôts de brevets en Europe. » […] « Ben si, il en faut. Il en faut. » […] « Mais d'abord, on doit régler le problème des passoires thermiques. »

2:22:46Bruno Retailleau

« Ensuite, on a un problème de dénatalité. » […] « Je le répète, la première chose, c'est en arrivant avec des ordonnances, la suppression d'une centaine de normes les plus stupides, pas de surtransposition européenne, et j'assume de modifier la Constitution pour supprimer le principe de précaution. » […] « Moi, je pense que demain, il faudra réserver le logement social à ceux qui travaillent. »

2:25:56Marine Le Pen

« L'Union Européenne impose la transparence des salaires pour les entreprises de plus de 100 salariés. » […] « C'est le retour sur toute une série de normes toxiques qui ont été décidées et qui ne peuvent être supprimées compte tenu de leur nombre que par des ordonnances qui massivement nous feront revenir en termes de compétitivité avec la norme minimale qui est exigée par l'Union Européenne. »

2:31:55Raphaël Glucksmann

« Et donc, oui, il faut un guichet unique et il faut la circulation de l'information qu'on ne demande pas 27 fois la même chose à notre interlocuteur. »

2:33:40Raphaël Glucksmann

« 70 milliards de subventions aux énergies fossiles. » […] « Et quand nous, nous demandons des investissements dans l'électrification, des investissements dans un leasing social qui soit largement plus développé que ce que vous avez commencé à faire avant de revenir dessus, revenir dessus, eh bien, fin de non recevoir. »

2:38:25Édouard Philippe

« Je propose d'abord de supprimer 50 milliards d'impôts de production et de le financer par la suppression de 50 milliards d'aides aux entreprises. »

2:41:32Jean-Luc Mélenchon

« Trouvez-vous normal que monsieur Mittal, que vous avez laissé acheter la sidérurgie française alors que Arcelor devait être l'Airbus sidérurgique ? » […] « L'Assemblée nationale a voté sa nationalisation. »

2:42:50Bruno Retailleau

« Les impôts de production que je baisse sont la C3S, la CVAE, la CFE pour la part outils de production et le forfait social. »

2:44:19Bruno Retailleau

« Non, Fabien Gay, le rapporteur, le président de la commission est LR, mais le rapporteur est communiste. »

2:47:55Raphaël Glucksmann

« Eh bien, le modèle allemand, il taxe beaucoup plus au-dessus de 50 millions d'euros les entreprises qui sont transmises que la France et que même ce que nous proposons, nous, comme réforme du pacte Dutreil. » […] « je vous écoute et en fait vous avez dit quelque chose monsieur Retailleau au début, vous avez dit la gauche qui va créer de la dette, mais quand on prend les gouvernements successifs du pays, c'est la droite qui à chaque fois a cramé la caisse, c'est vrai, regardez, la gauche elle laisse le pays avec moins de déficit… »

2:51:11Bruno Retailleau

« Aujourd'hui, par rapport au pays européen, l'écart fiscal, la surfiscalisation de l'entreprise française, globalement, c'est 110 milliards. »

2:52:35Marine Tondelier

« Les PME, elles acquittent en moyenne une charge d'impôt sur les sociétés qui correspond à 21% de leur excédent net d'exploitation. » […] « Ce gouvernement, ce mandat a baissé les impôts de 62 milliards par an. »

2:54:54Gabriel Attal

« Deuxième chose, moi, je le dis, je suis fier qu'on ait baissé le taux d'impôt sur les sociétés de 33 à 25, qu'on ait fait la flat tax, qu'on ait supprimé l'ISF. »

2:59:44Gabriel Attal

« Sa réforme des retraites à 26 milliards d'euros pour ramener à 60 ans. » […] « On doit toujours avoir en tête que notre objectif, et notamment pour ça, on doit parier sur l'innovation, c'est de faire grandir le gâteau. »

3:01:02Jean-Luc Mélenchon

« Nous avons l'ordinateur quantique possible. » […] « Dans le moment où nous sommes, je veux vous redire que si nous nous donnons des objectifs, nous avons le moyen de développer notre pays. »

3:02:27Marine Le Pen

« Oui, je ne répondrai pas non plus à votre question parce qu'il est impossible d'y répondre. Il n'y a pas une mesure, évidemment. Il y en a énormément. Et je l'ai expliqué, il y a en même temps un plan de relance massif de l'économie et en même temps un plan d'économie massif sur la dépense publique. »